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HISTORIQUE
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| L'ancien hospice d'Arnay-le-Duc, appelé « Domus Dei Arneti »
est signalé dès le 13ème siècle. |
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Un arrêt de la cour du parlement, daté du 15 juin 1599, constate
l'existence de cet établissement hospitalier alors implanté en bordure
de l'Arroux à droite en aval du pont Saint-Jacques, datant de 1768, qui
enjambe cette rivière. |
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Cet hôpital fut bâti vers 1500. Il comportait, cet hôpital
général, 8 lits destinés aux pauvres et était desservi
primitivement par 2 femmes laïques puis par 3 sœurs religieuses de l'hôpital
de Beaune. |
| A cent mètres de son emplacement primitif, sur l'autre rive de l'Arroux,
on édifia de 1693 à 1695 le bâtiment actuel de l'hôpital
Saint-Pierre, d'après les plans et sous la direction de Claude et François
Boituzet, architectes à Autun. |
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La première pierre en fut posée
par Émiland Bonnard, secrétaire du roi et maire d'Arnay en 1681. Les bâtiments actuels ont été construits vers 1693 pour le
prix de 6000 livres (dons et dépouilles de l'église protestante d'Arnay
et biens confisqués aux religionnaires fugitifs). 12 lits de malades
y furent installés et confiés aux soins de 4 religieuses de
l'ordre de Sainte Marthe de Beaune (dont sœur Louise Niault fut la première supérieure
en 1695). Pendant 3 siècles, les religieuses assurèrent le fonctionnement de cet établissement. |
Par la suite, d'autres salles furent mises à la disposition de personnes agées et
avant sa fermeture ce service comprenait 27 lits. |
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En 1863, le clocher fut construit et des réparations apportées à la toiture ;
Monsieur Faivre-David, horloger à Arnay, fournit et posa une horloge dans
le clocher. En 1873, la grande salle fut réparée, et on construisit la rotonde
de la chapelle sous la direction de Pierre Creusevaux. |
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Pendant la première guerre mondiale, le bâtiment servit d'hôpital auxilliaire
numéro 211 sous l'égide de la Croix Rouge Française.
En 1935, un petit service de 4 lits de maternité fut ouvert dans le bâtiment
annexe ; il ferma en 1965.
En décembre 1954, une vente des objets anciens (tableaux, étains,
armoires, ...) fut décidée par Claude Guyot, maire, afin de pouvoir payer
les frais de modernisation et d'entretien de l'hospice.
En 1968, on vendit un pré afin de pouvoir installer le chauffage central.
L'hôpital Saint-Pierre se trouve libre de toute occupation à la création du
complexe hôpital rural - maison de cure et abrite depuis le 28 mars 1981 la
Maison Régionale des Arts de la Table. |
Il reste néanmoins :
- 2 plats de Bernard Palissy (XVIe siècle) dont la Cène
- 1 plat d'Urbino XVIe siècle
- Une importante collection de 30 faïences du XVIIe siècle
- des étains
- un buffet dressoir en noyer d'époque Louis XV, et un panneau de bois peint du XVIIe
siècle représentant la Vierge à l'Enfant, classés aux Monuments Historiques en 1959
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| Le portail d'entrée, les grilles intérieures, les façades et toitures
du pavillon des gardiens, du bâtiment de l'hospice et du pigeonnier furent classés
le 8 décembre 1981. La rotonde de la chapelle fut ajoutée en 1873. |
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Dans le chœur, sont inhumés les aumoniers de l'hôpital et dans la
chapelle, les supérieurs. D'autres religieuses sont enterrées au fond du jardin,
à proximité de la ferme de l'hospice. En 1977, les derniers malades sont transférés
dans le nouvel hôpital d'Arnay-le-Duc, d'où lidée de faire la
Maison Régionale des Arts de la Table dans les anciens hospices.
La situation géographique plaide en faveur de la Maison Régionale à Arnay-le-Duc,
située au cœur de la Bourgogne. C'est à mi-chemin de la côte vineuse et du Morvan.
L'originalité de cette Maison, c'est qu'elle n'a pas l'immobilidsme d'un Musée traditionnel ;
c'est une Maison vivante qui accueille périodiquement des expositions différentes
dont le thème a rapport avec la table. |
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